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  • 25 février 2010 /
    Melatonine
    “S/t”

    rédigé par gdo
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Il serait malhonnête voir déplacé de ne pas rapprocher la démarche musicale de Melatonine de celle des écossais de Mogwai. IL serait encore plus malhonnête de trop en faire ; M comme initiale, un hôtel comme pochette du premier LP (en tout point remarquable de par sa beauté évidente chez melatonine), les paroles en patois écossais muet chez les deux (j’arrête mes conneries). Composé de neuf piéces musicales, cet album éponyme interloque et intéresse à la lecture de la track list. La référence à Chris Maker ne peut se faire que part des gens de goût. Après la pochette nous voici pourvu de deux points positifs. Restait donc à visiter l’hotel étage par étage. Neri yokan une entrée comme dans n’importe quel morceau de Beck, une entrée qui ne préjuge pas du mobilier. Verbal kint est aussi inquiétant que l’hotel en pochette, magnifique et inquiétant à la fois. Une guitare vorace perce une basse malade. De moins en moins prés des étoiles Le modèle comme son nom l’indique un morceau pop parfait comme bob mould pouvait en assénait avec sugar, les paroles hallucinés en plus. Si Copenhague découle d’un voyage au Danemark, il faut s’y rendre de ce pas, le feu sous la glace. 2 minutes aux secondes fragiles et au combien nécessaires alors que Jola kottin, morceau tout en retenue nous offre un mobilier sans grande originalité Lanahp tendrait plus vers tortoise dans une gamme plus simple. 1, 2, 3 soleil Lenny envisage les grands espaces comme terrain de jeu, il se pose dans les vallées pour mieux repartir et survoler les paysages. Si vous portez l’oreille vous entendrez l’écho de la voie de lenny entre les falaises au début de cette jetée qui rend un sublime hommage à chris maker. Enchaînement incroyable. Impossible de rester insensible à l’écoute de cette musique après le calme la tempête avec ec979, la fureur longtemps comprimé, rien n’est précoce dans ce plaisir, la retenue comme facteur de jouissance absolue. La ruade n’en sera que meilleure, une vraie délivrance le sourire et la bave aux lèvres. Melatonine lache tout…….même ses fantômes. De la volonté de sortir du lot ou de bien se mettre à l’ombre, ce disque aurait un visage diffèrent. S’il est à déplorer une production limite dans les choix (non pas dans le côté chiche) ce Melatonine ravive le regret de n’être qu’un groupe français. Car si le fossé est grand, il se juge à l’aune de l’histoire musicale de ces pays (combien de groupe grand briton adulé par la grâce d’être géographiquement bien née). Metz est loin de Glasgow et c’en est peut être que mieux. Gardant la tête froide et la vie au grand air Melatonine pourra sans aucun doute grimper les marches d’un hôtel grand standing faisant un doigt à la pyrotechnie..