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Il serait commode de ne rien dire, car tout a déjà été dit. Il serait commode de dire du mal, car on fini toujours par détester ce que l’on a adoré. Il serait commode de s’en foutre, car l’acte n’est pas voulu et les argentiers n’ont de volonté que de piller quitte à salir l’entrée de leurs pas crasseux. Toi, oui toi, toi qui va peut être découvrir Radiohead via cette compilation après avoir lu cette chronique, toi donc, saches que nous t’envions plus que de raison. Comme on jalousera un adolescent découvrant Salinger, comme on maudira celui qui tombera pour la première fois sur Festen, nous ne cesserons d’épier ton émotion, afin de la saliver, de reprendre son goût. Tu comprendras que tout cela ne ce sera pas fait sans mal, car Pablo honey a tout du mauvais disque et que the bends ou OK Computer sont à la musique pop ce que les films de Kubrick sont au cinéma, une incarnation parfaite. Tu jugeras des évolutions, tu ne pourras que trouver le mot aussi fort que la bouche de Darwin, car les arguments et les tangentes sont en adéquation parfaite. Alors oui toi, tu ne vas pas en revenir de ce parcours musical si court mais si puissant. Difficile à croire mais la route n’a pas été longue pour en arriver là, tu te diras que cette compilation sera un des albums du siècle, tu ne trouveras pas encore le recul, alors on te parlera de notre expérience, on te rassurera, tu ne seras pas face à une hallucination, juste face à un pic, que dis-je une montagne….Tout y est diabolique, « there there » en est le diable. Jamais best of ne méritait l’élagage de son of.