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Nous voilà bien, hein c’est malin. Nous sommes orphelins depuis plus de deux ans et tu reviens, sans prévenir et sans un mot. Pour la pension la note est salée je peux te le dire, je ne compte plus les ardoises à droite et à gauche à piocher dans les playlists d’amateurs qui ont autant d’oreilles et de nez que toi tu pouvais avoir d’amour pour Jean Luc Hees. Pendant presque trente ans tu as joué ton rôle, tu m’as éduqué culturellement. Quand je pouvais me fourvoyer dans un Boy ou un War tu me renvoyais dans les cordes, me faisant la leçon comme on l’a fait à quelqu’un à qui on veut avant tout du bien. De fil en aiguille, de disques en livres je me suis lenoirdisé, aimant cette couleur qui si elle ne soulage pas, à le mérite de trancher avec la couleur souvent blanche de la laine des moutons bêlants que tu essayais de ramener dans le droit chemin. Que serais je à cette minute si un soir, alors que les jeux de 20 heures se terminaient je n’avais pas tourné le bouton au bon endroit, au bon moment alors que sous mes draps ma radio me servait de prolongation à la journée. Peut être qu’hier je me serais extasié devant le spectacle des enfoirés avant de me repasser l’intégrale de Lara Fabian. Dire que je te dois tout serait quand même abusé, mais dire que je ne dois rien serait tout aussi exagéré. Alors voilà te revoilà avec une compilation, un tripe vinyle qui fera le bonheur de ceux qui pestaient quand tu parlais sur les morceaux pendant les sessions, car là pas un mot, pas de petit livret, le néant la boite crânienne à Lalanne comme disait Desproges, mon Lenoir de l’humour. Entre les droits (bravo de nous ressortir The Ukranians pour quand même avoir les Smiths) et tes devoirs tu nous a concocté un beau programme, un truc cool (et pas que pour le vendredi) de musique pas comme les autres, de tatapoum faisant la part belle à nos amis du Royaume Uni qui ne nous font pas la nique qu’au rugby, mais aussi en musique, même si Alain, Dominique et Jean Louis nous représentent avec orgueil et talent.

On va pas parler de cette tracklist, car c’est avant tout une couleur que tu as voulu pour cette compilation, celle de tes émissions qui me manquent quand le soir entre 21h00 et 22h00 le choix et de rester en vie ou de se mettre en veille pour essayer de vivre la journée suivante.

Alors je vais pas te remercier de me plonger dans une nostalgie qui finira par avoir ma peau avec le temps, je vais juste te remercier de donner de tes nouvelles (les dernières sur Magic m’ont donné un cafard que tu n’imagines pas) et souhaiter en avoir rapidement autrement que sur le gratuit du TGV. Le rock pour moi c’est Lenoir, oui Monsieur Bernard. Des caresses et des bises à l œil.




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