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Olivier Bertholet n’est pas un perdreau de l’année. Celui qui se présente à nous derrière des machines, a eu une histoire musicale mouvementée ces 20 dernières années, lui faisant progressivement abandonner des baguettes qu’il fracassait contre des peaux qui n’avaient ,elles rien demandé. Soutenu par le Rézo, le soutien à la création musicale en Corse, ce Bastiais a laissé les instruments pour tenter d’apprivoiser les méandres des circuits électroniques d’instruments moins organiques que sont les synthés et autres boites à rythmes.

L’unique danger dans la confrontation de l’homme face à la machine est la défaite de l’homme, celui ci se laissant avaler par les possibilités infinies de celle ci, comme un navigateur se perdrait dans les eaux d’un océan pourtant accueillant par le simple appel d’une sirène. Sulfur Iodatum évite cet écueil, n’utilisant que les ingrédients nécessaires à ses morceaux. Ceux ci naviguent entre la musique des années 90, le jazz (le très réussit « Owh James…. ») sans véritable lien, comme si Olivier proposait à son auditoire des pistes pour l’avenir.

On se laissera facilement avoir par ces rythmes subtils (la batterie saura se faire entendre, même si c’est derrière un paravent synthétique) et par cette suavité qui saura s’installer comme sur « Tomorrow’s Well », comme un Massive Attack timide sorti des méandres de « Protection ».

C’est un EP plein de promesses qui nous est offert, et le « Changement » promis à la fin sous le crépitement d’un vinyle et les scratchs qui le fond chanter, c’est probablement pour maintenant. Vivement la suite, après cette dose homéopathique.

Le Site :

http://sulfuriodatum.wix.com/sulfur-iodatum

La Page fan :

https://www.facebook.com/pages/Sulfur-Iodatum/139181612871166?ref=hl




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