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Who Cares s’ouvre sur un mur de son, saturant l’espace auditif. Etrangement mélodique et beau, cette immense réverbération pétrifie...Guitares en boucles, boîte à rythmes dantesque, voix d’outre-tombe...Elle effraie, attire...Avant de s’immiscer totalement dans les méandres du cerveau. Du garage à la Phil Spector. Away addictif, mais bien au-delà du raisonnable. Marche sous hypnose...Et cette distance qui affecte le morceau, le contamine, entraînant dans ses filets électriques la vie rêvée des...

Aux origines poursuit la course...Les éclats d’un martellement industriel, les cris d’une guitare en souffrance, puis le chant possédé...Qui perce ce long ruban bruitiste, route infernale...Qui pourrait être celle de Cormac McCarthy, et de son décor apocalyptique. Poison s’envole à nouveau, décolle lourdement comme un morceau de The Cure, puis trouve sa vitesse de croisière, incandescente, embrasée. Obsessionnelle, parfois contemplative, toujours répétitive et hantée...La musique s’enroule en boucles, comme un périphérique emprunté à l’infini. Et ses vastes zones irradiées par l’ennui presque fascinant des parkings. D’un espace sonore où la densité extrême s’évanouit soudain dans le vide. Musique sculptée dans l’urbain, cette monotonie toujours rompue mais retrouvée. French to the Bones...

Sweet Dreams n’est qu’un ralentissement, grinçant, menaçant. Même si la chair, quelque chose de presque suave affleure à la surface nerveuse. Ce combat de la mélodie et du sale...De l’harmonie et du désordre. Paradoxe au sommet avec Junk Food... Où la musique en droite ligne, chamanique, semble emportée, bouffée, avalée tout ce qui l’entoure. A l’image de la métropole. Insidieuse, séductrice, destructrice. Mais qui s’en soucie ? Elle triomphe et digère...




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