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Ce disque aura tourné en boucle chez moi, comme un oiseau qui tournerait au dessus d’un endroit sans jamais se poser. Et ce n’est d’ailleurs probablement pas un hasard qu’un volatile illustre la superbe pochette de cet album de Connect_Icut. Si celui ci nous arrive de Vancouver, ce musicien et producteur a certainement regardé, filmé, scruté les moindres fais et gestes de certains oiseaux pour toucher à ce point de convergence entre la musique et la volupté du geste animal que nous jalousons le plus, celui de voler.

Et le temps de ces six pistes électroniques nous allons planer, comme nous pourrions le faire sur un disque de My Bloody Valentine, sauf que chez eux les perturbations transformeraient le vol en une suite de conversation avec la mort. Avec Connect_Icut la conversation se fait avec les éléments par le biais d’ambiances électroniques, douces, totalement planantes, sans jamais nous endormir. Ce quatrième album semble entamer un dialogue inédit entre des sons venant de machines et des gestes immémoriaux, sans traduction, juste par l’universalité des bruits, des sons.

Rares sont les disques aussi intransigeants pouvant se targuer de ne pas perdre son auditeur rapidement sous le poids de paupières trop lestées. Connect_Icut peut se vanter de cela, son disque nous transportant sans jamais nous bercer, nous donnant l’occasion inespéré de voler et de réfléchir avec la belle insouciance d’un oiseau. Un disque important et poignant.




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