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Une pochette qui ferait du tort à la SPA et son chat qui vous fait un regard avec sa petite tête de côté. Le titre d’un album qui pourrait servir de titre à une prochaine émission du gentil Frédéric Lopez. Un musique qui a autant de chance de plaire à tatie Janine attendant les chiffres et des lettres, qu’à son petit fils qui met des jeans slim taille basse délavé troués au genoux. Pale Grey a tout pour plaire, tout, ils sont même aussi ressemblants physiquement que Pavement, le beau Malkmus en moins. Mais je ne sais pas pourquoi j’accroche autant à ces morceaux qu’une moule arrive à rester collé à un rocher en ce moment sur la côte Ouest de la France. On nous parle de croisée des chemins entre Notwist (euh là c’est un rien abusé quand même) Alt-J ou Metronomy (LE truc à aimer si tu veux être cool), mais je vous parle de voyage au centre de l’ennuie.

Car oui « Best Friends » est tout beau tout mignon, comme le chien remue la queue pour remercier son maitre tout en le détestant cordialement de ne pas lui laisser la liberté, je dois bien dire que je tapote du pied et dodeline de la tête pour m’éviter un assoupissement fatal qui pourrait me conduire à fracasser le clavier de mon ordinateur avec la tête, tel Hrubesch propulsant le cuir dans les buts suite à un coup de pied de coin. C’est propre, plutôt bien écrit dans l’ensemble, mais c’est interprèté avec la passion que pourrait mettre un journaliste du Figaro dans le cadre d’une enquête sur le financement de l’UMP.

Pale Grey est donc un bon groupe, un groupe tintinesque, une ligne trop claire pour les irrémédiables cascadeurs que nous sommes. Pâle.




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