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Ils sont nombreux, les groupes, actuellement, à se nicher dans une veine franzferdinanesque, inspirés de la britpop et la new wave, piquant ici et là les codes des années 80, que ce soit dans le hip hop, le punk ou la pop, biberonnés au Foals et à Two Door Cinema Club. C’est parfois totalement agaçant, tant ils se serrent de plus en plus sur la scène du rock indé.

Mais on a une certaine tendresse pour The Lanskies.

Soyons d’emblée honnête avec vous : on les connaît. Enfin, moi, l’auteur de ces modestes mais géniales lignes. Je les connais un peu, quoi, un des gars était au lycée avec ma sœur, et puis ils sont de Normandie, et j’ai vu un de leur premier concert dans un bar de Caen, avec leur ancien bassiste, Vincent de (The Fuck), un ami, d’où ma légère subjectivité.

Mais revenons à nos moutons franco-britanniques que sont les Lanskies. Lewis est d’origine écossaise et a beaucoup bossé sa voix pour qu’on la compare moins à celle de Robert Smith (comparaison n’est pas raison). Après « Lords of the Mersey » (2008) et « Bank Holiday » (2010), ils débarquent avec hot wave, donc, ce genre qu’ils revendiquent avoir inventé : dansant et référencée. Ils ont connu de belles heures : Transmusicales, Vieilles Charrues, Inrockuptibles, Rolling Stones, radio, télé... Et une tournée de ouf a suivi. On se souvient de leur concert à Rock en Seine en 2011, et de Lewis, qui, fidèle à son habitude, a terminé à l’autre bout du public, porté par la foule.

C’est leur titre « Bank Holiday » que je préfère pour sa capacité à me faire sautiller partout, et c’est le but de l’album Hot Wave : avec « 48 Hours », un morceau un peu moins tubesque mais néanmoins très dansant, ils ouvrent le bal. Dans ce registre, retenons Anita, Romeo, Move It (hiphopesque), Sunny rose. Rumours débute plus folk, plus tendrement (Je ne peux pas m’empêcher de penser à The Beautiful South mais on va me tomber dessus...) et globalement la fin de l’album est plus apaisée.

On ne peut qu’espère que les gars de The Lanskies sauront de débarrasser de leurs références trop nombreuses et se démarquer dans la scène indé. Et puis, sur scène, c’est de l’énergie pure, et le showman Lewis est un spécimen devenu rare : le chanteur explosif.




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