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C’est dans une clairière qu’une sorte de théâtre de verdure naturelle semble être sortie de terre. Autour, les animaux les plus incroyables se postent comme des spectateurs dans des gradins imaginaires attendant que la nuit face son entrée dans le ciel et que les étoiles se coordonnent avec les lucioles afin de mettre en lumière cette scène aux apparats entre rite vaudou et laboratoire d’une pythie ayant jeté son dévolu sur un grimoire d’alchimiste. D’un coup, un rideau de papillons de nuit s’envola, laissant entrer une créature à la délicatesse inquiétante, aux graves inflexions vocales. Elle est entourée de musiciens masqués, ils sont comme sous l’effet de l’hypnose, sous le charme de cette manieuse d’émotion. Ils entament une histoire que se transmet entre eux ceux qui savent, explorant les temps et les lieux avec l’imaginaire comme scénariste. Ils compressent les actes en scènes, explosant les chapitres pour en faire un paragraphe (Helmet). Comme après une inhalation sans précaution, les morceaux nous transportent, les yeux plus tout à fait en capacité de capter quelque chose, le corps se remettant au seul sens en action, l’ouïe. C’est alors que Myriam, car c’est ainsi qu’elle se prénomme virevolte (Step Out), tournoyante autour de nous, décollant en douceur ou force, mélangeant les opposés, touchant la cime des arbres. Entre chamanisme et paganisme, elle transperce notre épiderme tirant sur les ressorts de nos émotions les plus profondes (New Born) trouvant un équilibre subtil et magique entre les cordes d’une guitare manipulée comme un incunable. Il sera alors tant pour Manic Maya de repartir, laissant comme un mantra (Nobody’s the Saviour), chanson que nous entonnerons quand la nuit le ciel sera sans étoile et que les lucioles ne seront pas là. Un choc esthétique, entre foisonnement et dénuement, entre le ciel et la terre.




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