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Il y a un moment il faut bien avouer son âge, et rentrer dans le rang avec ceux qui partagent courbatures, surdité et perte de patience. Car si nous ne sommes pas encore de l’âge de ceux qui finiront dans un thé dansant (nous ce sera un thé indé, nous remuerons nos têtes en écoutant du Ride que reprendra un groupe d’anciens lecteurs de Magic devenu depuis une vingtaine d’année un magazine que nous nous échangeons sous le manteau depuis une couverture subversive sur Noir Boy George.) nous n’avons peut être plus l’oreille distendu nous permettant d’accepter la musique dés le premier hochement de tête.

Et ce n’est pas un hasard si je vous parle de cela pour la sortie de ce nouveau Klaxons. En effet j’avais assisté à un concert lors de leur première tournée, et j’ai eu la vague impression d’être invité à un gouté entre amis de CM2. Concert débutant à 20h00, heure à laquelle en général je fréquente le bar pour deux heures d ‘hydratation intense. Non là 20h00 pétante, en avant la musique, et le drame…..mon épouse et moi obstruant un passage infime vers ce qui semblait être le cœur du public, nous nous vîmes apostrophés par un groupe de jeunes gens, entre cleareasyl et bagues dentaires « excusez moi MONSIEUR »……là j’ai comme eu envie de lui montrer mon T Shirt de Joy Division que j’arborais fièrement, mais la proéminence d’un ventre de quadra m’a vite découragé. Nous nous sommes poussés et avons écouté le concert avec un brin de tristesse dans le cœur.

Donc quand un troisième album des Klaxons arrive, la peur du ridicule me drape, et pour le coup, celle ci sera vite atténuée, car dans le fond ce disque n’est pas aussi séduisant que le premier opus du trio, voir carrément raté. Les morceaux semblent habillés et maquillés pour cacher la pauvreté de ceux ci. La gêne est ici provoquée par les morceaux, avec en tête l’affligeant « Children of The Sun » pompage éhonté du générique de Maya l’Abeille.

Trop vieux pour écouter cette musique, ou simplement une musique bonne à ensoleiller la journée d’une antenne spécialisée pour des malades neurologiques dans une maison de retraite, comme le suggère d’ailleurs cette pochette représentant un médicament. En tout les cas les Klaxons frisent le ridicule, pour une fois que ce n’est pas moi.




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