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Pop galactique. Et le vaisseau amiral du genre, The Flaming Lips…Mercury Rev ensuite…Mais The Assyrians aussi. Plus confidentiel peut-être. Pas moins important. Pas moins fou. Pas moins brillant. Dans tous les sens du terme. Musique fleuve qui, conforme à l’époque, submerge. Dessine des espaces immenses, et soulève des questions d’une rare pertinence…Afflux constant, en accélération permanente, d’images. Ce flux tendu transformant l’individu en spectateur de sa propre vie. Le dépossédant surtout de sa liberté, le privant de ses affects, de sa chair. Répandant la parano, la peur de l’autre, de son corps. Alors la musique se dérègle, devient l’incarnation de ces phénomènes souffrants. Cet afflux isole et confisque le peu de libre arbitre qui nous reste. Cette musique libère, ouvre les perspectives dangereusement fermées par les injonctions médiatiques et politiques. Elle se déverse comme un élixir, l’antidote aux poisons multiples d’une société cadenassée.

Son psychédélisme salvateur, qui déterre ce que les divertissements, offerts grassement, ont depuis longtemps cachés. Le spectacle est total, il est permanent, constamment renouvelé. Mais le sens n’est plus. La conscience de soi s’est volatilisée…Le Royaume de Babylone était le grand rival de l’Assyrie. On sait ce qu’il advint … Babylone triompha, mais à quel prix. Après : le vide. Ce vide que The Assyrians, comme tant d’autres, tente de conjurer …




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