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Il est loin le Brésil pour Dillon, celle ci voyageant plus dans l’underground d’un Berlin froid et presque robotique. Dans cet univers froid, parfois glacial elle a importé un piano profond et droit et sa voix qui a probablement souffert du choc des températures, celles ci donnant à ce timbre une patine légèrement éraillée, mais capable de faire passer la lumière dans ces pierres précieuses que sont les cordes vocales.

Il y a quelque chose de Bjork dans le travail de Dillon, le pédantisme en moins, la suavité toute brésilienne en plus. Car entre la chaleur explosive d’un volcan, et celle plus câline d’une nappe de chaleur humide donnant au corps des envies plus charnelles, mon coeur ne balance pas. Chez Dillon il y a quelque chose de Christine and The Queens (4Ever) le maniérisme en moins.

Dillon avance à pas feutrés, faisant preuve d’une minutie parfois inquiétante quand celle ci est mise au service de basses puissantes et détraquées. Elle a beau essayé de se camoufler, des titres comme « Don’t Go » feront surgir une telle lumière que nous ne pouvons pas l’éviter. Que dire de l’enchainement entre « Lightning Sparked » et « Nowhere » qui nous baladent dans un milieu dépourvu de ciel, mais dans lesquels nous avançons comme dans certains tunnels de Tricky, avec la savoureuse sensation qu’au bout sera peut être la fin.

« The Unknow » est un disque qui ne s’impose que dans le temps, nécessite que l’on se laisse masser par ces nappes, quelles soient numériques ou digitales, et séduire par cette voix qui fait de Dillon la première sirène brésilienne échouée sur une plage imaginaire dans le sous sol de Berlin.




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