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Si je m’étais arrété à ma lecture frénétique des journaux allemands, surtout depuis le début de la crise grecque, j’aurais classé The Artificial Harbor dans la charrette fleurie des Néo-Hippies.

Sauf que ma maitrise de la langue de Goethe m’interdisant la lecture des journaux venant de chez Philipp Lahm, j’en suis encore à me fier à mes oreilles, et dans le cas présent c’est une bonne chose pour ce groupe nous arrivant de la très chatoyante et chamarrée Autriche (je ne sais pas pour vous, mais l’Autriche m’a toujours comment dire…soignée d’un possible priapisme).

The Artificial Harbor a peut être gardé au plus profond de lui, le terreau de la culture tyrolienne, transformant celui ci en un engrais bénéfique et prolifique pour une folk music qui n’a rien à envier à une pop music plus catchy. Car les chansons de ce EP 4 titres sont des tubes, des chansons que nous aimerions reprendre en chœur avec Julian Angerer et son groupe (« Don’t let me Down » est l’exemple parfait de la chanson entêtante), ces chansons faciles et mélodieuses, pour gens difficiles en mal d’un repos de guerrier de la musique pas comme les autres.

Mélodies accrocheuses, alliage d’une culture plus champêtre avec des textures plus urbaines (Greenfields), hymne à déclencher des envies de courir nu dans les montagnes du Tyrol (Summer, Yo !), il n’en faut pas plus pour dire que la presse allemande devrait rembourser rapidement la dette qu’elle doit à ce groupe qui mérite bien mieux que ce sobriquet de néo-hippies (écouter « Somewhere in the Dark » et demander l’annexion de la Rhénanie en réparation). Jouissif.




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