> Critiques > Labelisés



On le savait féru de noirceur, d’âmes sombres, d’ambiances lourdes. Matinées, si possible, d’un brin de mélancolie et d’une touche de révolte. Avec "Semtex", paru il y a vingt ans, dont sort une édition augmentée de multiples inédits, Matt Elliott, sous son alias Third Eye Foundation, atteint des sommets en la matière. Bizarrement classé en Drum & Bass à ses débuts, cet album magnifique navigue plutôt du côté du trip-hop désoeuvré de Massive Attack, tendance blanc dépressif. On pourrait aussi penser à du post-rock version électronique. Les sons oscillent entre tempête, usine désaffectée, vrombissement d’avion ou encore chute d’objets métalliques. Les gouttes de pluie se font également entendre, tout comme la brûme épaisse. A écouter, très fort, par un beau jour de Printemps, pour se souvenir de ce que fut l’hiver.

Semtex est donc rééditer pour le vingtième anniversaire de sa publication. Sortie le 22 janvier, avec plus de quatre heures de musique. Dont quelques titres pas indispensables, et d’autres intriguants. Quoi qu’il en soit, tous sont intéressants, car ils montrent des ébauches de morceaux, et donnent à voir comment Matt Elliott travaille ses textures sonores. Ils peuvent aussi donner des idées à des réalisateurs de films, tellement certains colleraient parfaitement pour des scènes de crimes ou d’intrigues de nuit. Avec quelques vampires.




 autres albums


aucune chronique du même artiste.

 interviews


aucune interview pour cet artiste.

 spéciales


aucune spéciale pour cet artiste.