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Aurora est un joli petit papillon de nuit. Aurora c’est Aurora Aknes citoyenne norvégienne de 18 ans, résidente de Bergen, fan de Leonard Cohen (surtout de la chanson Suzanne) et autodidacte.

Ne pouvant compter sur un enthousiasme musical de la part de ses parents, Aurora prendra la maison à bras le corps, seule puis via un minuscule piano électrique qu’elle trouvera dans le grenier de ses parents (on ne parlera jamais assez de l’importance des greniers trop souvent réhabilité malheureusement pour en faire un home cinéma pour fan de blockbuster). Elle écrira seule dans sa chambre uniquement pour elle, d’abord en Danois puis en Anglais dés l’âge de dix ans quand elle commencera à apprendre la langue de la pop.

Après des représentations dans son collège elle enregistrera un titre pour en faire cadeau à ses parents à Noël, et là, comme l’histoire est belle (on imagine la famille écoutant le morceau en regardant la neige tomber derriére les fenêtres magnifiées par des illuminations du meilleur gout) quelqu’un de l’entourage mettra le morceau en ligne, et s’en suivra l’envol de ce papillon de nuit vers le grand cirque de la pop musique mondialisée.

Pour cet album, pas de grosse surprise. Si Aurora se présente comme une artiste vieille école écoutant Leonard Cohen et Bob Dylan, la production est quand même beaucoup plus moderne qu’elle veut bien le dire (ah l’arrogance de la jeunesse).

Pour les compositions c’est un ensemble agréable de morceaux enlevés ou dans les vapeurs d’un bain brulant au milieu d’une plaine enneigée, qui offrent une écoute sympathique, par moment agréable pour d’autres plus anecdotiques (elle n’a que 18 ans).

Comme un papillon de nuit, Aurora semble vivre un amour contrarié avec la lumière, et en guise de lunettes de protection, elle pourra compter sur des chansons intimes qui résonnent de façon universelle, car nous ne sommes pas très sérieux quand on a ….18 ans.

Loin du repoussoir sébomique de la chanson française (Louane) Aurora gagne a être suivie, pour peu qu’elle puisse s’émanciper d’une production qui dénature un travail juvénile (Lucky est son côté Lana Del Rey est juste gênant) qui mériterait plus de frivolité, de jeu et de lâcher prise. Laissons à l’avenir à Aurora le droit de choisir la luminosité. Papillon à suivre.




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