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Ce nouveau disque de William Jourdain compile ses productions les plus récentes. Il se découpe en 6 mouvements, 6 phases, 3 de transport et 3 de simultanéité. Les transports sont classés de 1 à 3 et la simultanéité partant de 3 pour arriver à 4 en passant par 1. Présenté comme cela ce disque vous fait autant envie que d’aller assister à une conférence du rédacteur en chef de l’Usine Nouvelle avec comme sujet la bio éthique lobby intellectuel ou ceinture de chasteté d’un secteur industriel précoce ?

Sous ce nom d’Automatisme, William Jourdain ne brouille pourtant pas les pistes, lui-même en construisant pour son plaisir personnel, et ce qui est trés bien dans ce genre d’initiative, pour celui d’un possible auditoire. C’est donc loin d’une austérité pédante, d’une absence de cadre restrictif que le québécois semble avancer, pour offrir des parcelles de musiques dans lesquelles l’auditeur aura le loisir de trouver le chemin après quelques minutes d’écoute. Comme ces labyrinthes sur papier dans lesquels nous partons armés d’une mine de crayon, essayant en partant du haut de rejoindre le bas de la page, William donne des fausses pistes, mais une voie est la bonne, offrant à son découvreur la satisfaction de ne pas avoir perdu du temps pour rien. C’est en cela que ce disque qui oscille entre drone, electronica, ambient, techno, dub ou même noise est une réussite, car il donne du plaisir là où souvent l’auditeur perd plus de temps qu’il gagne en satisfaction.

Sombre dans son enveloppe, il devient presque lumineux, rejoignant en cela le nom d’un label qui illumine nos ciels nocturnes sans nuages. Une leçon de choses sans la posture professorale.




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