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Émeline Marceau est une nomade de la musique. Elle refuse les valeurs acquises, le confort apathique, les tendances de l’époque. Il lui faut à chaque fois se réinventer sous une identité nouvelle, probablement car Émeline détient beaucoup d’idées en son for, sans doute également car le territoire sonore est ici envisagé tel un champ ouvert aux possibles, à l’imprévu. D’où un constant changement de patronyme : Le A, Génial au Japon (avec Blandine Peis), et donc aujourd’hui Roseland.

Ce premier EP, composé en solitaire, à l’aventure, estomaque par sa liberté. La musicienne s’y fait plaisir, en mode DIY, sans carte routière. Pop ? Électro ? Rock ? Selon l’humeur d’Émeline : les six titres de Behind the Walls s’assemblent tel un journal intime, une radiographie au jour le jour. Aucune indécision, pourtant : l’amour de l’expérimentation permet à Roseland de trouver une parfaite cohérence dans l’agencement de ses morceaux ; une sonorité précise, libre et insoumise, donne à cette musique un doux parfum insurrectionnel. Et en cette gueule de bois post électorale, la démarche semble plus nécessaire que jamais.




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