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Talitres nous propose une rencontre improbable entre un Australien originaire de Brisbane et un multi instrumentiste avignonais au nom de scéne improbable, mais au lien cinématographique qui n’aura échappé à aucun cinéphile. D’un côté un globe-trotter qui aime tellement la France qu’il se baladera de Marseille à Toulouse pour s’installer à Saint Brieuc, jouant avec un groupe noise (si si) Dewaere. De l’autre Le SuperHomard, qui après « MapleKey » (chronique ici ) aura l’immense honneur de jouer avec sa majesté Paul Weller.

La rencontre des deux était aussi improbable qu’une politique sanitaire cohérente, et pourtant elle aura lieu le temps d’un plateau commun à la Boule Noire, à l’occasion du MaMA Festival en 2019. Là, le coup de foudre artistique verra le jour pendant les balances, les deux musiciens se rejoignant sur un prisme musical commun.

Fruit de cette rencontre entre les deux musiciens à l’univers commun, « Once » est un disque que l’on osait plus espérer de Neil Hannon (le petit Irlandais devrait mourir de jalousie en écoutant des chansons comme « Hips » ou « Good Start » ), et qui nous arrive dans une période qui manque de souffle. Dés les première note de « We, Us the Pharaohs » nous savons que nous n’allons pas écouter un disque comme les autres, que l’expérience pourrait bien rendre ce moment élégiaque. On en serait presque gêné d’écouter ce disque en étant négligemment habillé. Le dressing serait alors notre sauf conduit pour ne rien perdre du moment.

Des chansons baroques qui oscillent entre les ballades champêtres dans une vallée verdoyante entre les Appalaches (La Mesa Motel (feat Max Meser)) et cabaret grandiose où les fantômes de Burt Bacharach et Scott Walker adoubent (même Sinatra devrait écouter avec bonheur « North Pole » là-haut).

Maxwell Farrington & Le SuperHomard en osant une forme de démesure (dans le contexte musical actuel « Free Again » ou « Tonight » passeront pour des ouvrages dispendieux, alors que ceux sont juste des superbes chansons dans un bel écrin) nous projettent dans un univers plein de souffle et de vie. « Once » est une merveille anachronique (« Oysters » ou la vie de château avec l’œil rieur) et féerique, une offrande qu’il est impossible de ne pas accepter. Offrez-vous l’élégance pop.




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