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Oui, j’avoue, j’avais une rage terrible ce jour là que l’on m’ai volé la chro de MÔSSIEUR Martin Gore, j’avoue que j’étais fâché avec le monde entier, de bonne manière, certes, nous sommes tous des passionnés, mais voila, lui c’est mon idole qu’a moi. Deux minutes après, je n’étais plus fâché, je suis comme ça, les rancœurs s’effacent rapidement, surtout si dans la foulée on me propose un calmant pour cheval comme ce « Living Fields » des londoniens Portico, un groupe qui promettait tout en 2007 avec des prix par-ci par-là, tout jeunes, trop jeunes, qui se rendirent compte qu’ils étaient arriver du premier coup a ce qu’ils voulaient et n’eurent peut être plus rien a dire… Dans cet univers. Mais voila que d’autres univers bien plus vastes naissent en 2015, et le groupe, remanié, attaque de nouveau avec un disque pour le moins exceptionnel. Living fields n’est pas qu’un récital de décors parsemés sur un espace auditif, quoi que, le mot paysage a ses raisons, mais les paysages ont des dimensions aussi vastes que nos minimes intérieurs. Plus loin que les points de vue, il s’agit surtout d’atmosphère, tout est atmosphère, nos petits gestes, la route vue de la vitre du véhicule, a la va-vite, presque dérobé aux oublis surs, il s’agit que la musique soit un moment pas plus que ça, un instant, puisque l’instant est en lui-même peuplé d’encyclopédies de frémissements et mouvements. Les mots qui s’y collent, au bout de voix désabusées et presque blasées de connaitre ces sentiments par cœur, ne sont qu’instruments de navigations des sons, animant la dream-pop et l’expérience d’une touche humaine, lui donnant ses erreurs, et ses reliefs, la voix rends humaine ces paysages organiquement électriques, les accompagnent aux falaises, jauger le froid et le chaud, les températures atomiques de l’air, voyager sur les électrons de parfums aux reflux nostalgiques et lents, aux lourds pas de la gorge sur des fonds plombés et étirés de plages oniriques. Il s’agit d’atmosphères qui dialoguent entre Jono McCleery et Joe Newman, signant à tour de rôle les feuilles de ces carnets descriptifs de gouffres et cieux, un dialogue où l’art a une place prépondérante et excitante, atmosphères d’atelier de peintres aux odeurs de pigments et huiles dont les pinceaux sonnent sur des toiles digitales. Et dans l’intensité compacte de cette œuvre entre peinture et gravure, puisque il faut unir sans désunir chaque thème, trouver une paix, placide écoute de vastes espaces pour emplir nos iles minimes.




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