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Oiseau de nuit, semblant ne pas vivre le jour, prends ton envol. Viens regarder avec moi le panorama offert par Mamad. Tu as des ailes, moi je sens qu’elles me poussent en écoutant cette musique. J’ai longtemps perçu dans la création contemporaine une usine à papier calque qui aurait fusionnée avec une autre usine, celle du buvard, pour absorber les coulures. Excuses moi oiseau de nuit, je sais que tu voles, et moi aussi à tes côtés, mais tu sais que l’on ne pourra jamais faire l’économie de l’envie de récoler les choses entre elles, comme si une particule devait, même si elle ne veut pas, se résoudre à se rattacher à une autre. Regardes nous nous donnons le bout des ailes (j’ai des ailes !!!) en écoutant Wednesdays, et d ‘ailleurs le courant d’air chaud qu’il nous offre nous propulse aussi haut que le chant de Bantam Lyons, comme si Robert Smith avait aussi des ailes, remplissant ses poumons et ses yeux du spectacle plus bas. D’accord oiseau de nuit, tu préfères que je me taise. Tu as raison à force de propos décousus on détricote les paragraphes de la beauté des choses, comme cette musique qui nous accompagne par exemple (ta musique ?)

Tu sais oiseau de nuit, j’ai peur des orages, donc en haut, là entre la terre et les nuages je suis en plein dans des possibles turbulences. Il me faut un gros cœur pour te suivre. Alors j’ai trouvé en Something Familiar l’hymne de ralliement de mon courage pour traverser l’adversité. J’aime à le chanter en ta compagnie. Cela me replonge aussi dans un passé qui commence à s’éloigner, une période de ma vie où je brulais mes ailes, refusant de prendre mon envol, n’osant pas regarder de très haut, préférant plutôt creuser. Mais si tu étais arrivé plus tôt il en serait peut être autrement. Je sais que sous tes ailes que certains prennent pour celles du malheur, j’aurais probablement élargi mon panorama, plongeant la neurasthénie qui m’accompagne dans un bain d’acide.

Tu sais oiseau de nuit, depuis que je vole avec toi, depuis les premières notes de Glow je refais des rêves d’enfance, comme celui de voler me lâchant du haut d’une falaise, mais avec toi à côté de moi, et avec cette musique qui semble remplir l’espace m’empêchant de craindre le vide, je dois bien t’avouer que le rêve semble bien réel.

Oiseau de nuit, merci pour ce voyage en ta compagnie, longtemps je ferais ce voyage avec toi, un voyage épique et grandiose, un voyage avec Bantam Lyons.




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