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Avant que ce titre ne squatte les ondes jusqu’à provoquer l’écœurement et le rejet de ceux et celles « qui y étaient avant » (on le sait, le fanatique est aussi snobinard qu’élitiste), avant que ce nouvel EP de La Féline ne décroche l’unanimité complète et finisse en haut des podiums de fin d’année, il était nécessaire de balancer quelques impressions à chaud, dans l’euphorie de l’instant.

Que dire du morceau éponyme, « Adieu L’enfance » ? Sur un air électronique à faire chialer de tristesse les endeuillés, les nostalgiques et les orphelins, Agnès Gayraud susurre l’acceptation du temps qui passe, le fourmillement dans les vieilles brochures pour mieux repartir de zéro. Parallèlement, l’auditeur peut également voir ce titre tel le souvenir d’une romance collégienne qui peine à se cautériser… A fleur de peau, d’une troublante intimité, à la fois taillé pour les charts (Xavier Thiry est décidemment l’un des meilleurs électroniciens de France) comme pour le privilège de la chambre à coucher (même seul), « Adieu L’enfance EP », sur un mode acoustique comme électro-pop, est un tourbillon hypnotique qui refuse de lâcher la platine, une dose de vitamine B1 B6 qui aide à voir l’existence sous un jour ensoleillé (même lorsque gronde la pluie), un remède médical encore plus efficace que le Valium, l’EP le plus immédiat et accrocheur entendu depuis le début de l’année…

« Adieu L’enfance EP » : un disque qui permet d’envisager l’avenir avec sérénité au lieu d’appréhender celle-ci dans la torpeur des élans dépressifs. Rien que pour cela : merci Agnès et Xavier !

Et maintenant, un nouveau Hello Kurt ?




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