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Parler d’amour contrarié avec le football est un euphémisme, ce sport ayant longtemps rythmé mes journées, animé mes nuits, servant de frise chronologique au reste de mon existence (j’ai fait ma communion le jour de Belgique Argentine, match d’ouverture de la coupe du monde en Espagne….). J’ai longtemps calculé le temps en nombre de Coupes du Monde. Je ne me disais pas "il te reste peut être 70 ans à vivre", mais entre 17 ou 18 Coupes du Monde.

La Coupe du Monde aura été le terrain de mes premières déceptions cruelles. Je ne me suis jamais résolu à la défaite de Séville, et même 98 n’aura pas soigné cette plaie béante, ayant pour les joueurs de cette époque un amour immodéré, considérant toujours Platini comme le meilleur football français de l’histoire. Alors même si Platoche raconte pas mal de conneries avant la prochaine au Brésil, je ne vais pas pouvoir m’empêcher de regarder ces hommes, ces pays se déchirer pour un morceau de cuir à glisser entre des poteaux en aluminium. C’est puéril pour certains, presque malsain pour d’autre, mais je regarde toujours cela avec les yeux de l’enfant qui voyait Chypre France en noir et blanc avec des étoiles dans les yeux.

Ce qui a souvent pêché autour de cet évènement c’est une dimension culturelle. Pire même, on a souvent, et à raison, railler les efforts musicaux devant servir à supporter les équipes. C’est pour cette raison que cette compilation Wootball 2014 est une bénédiction, celle ci devant permettre de nous occuper d’une façon ludique, nous évitant par la même les commentaires de Christian Jean Pierre. Alors ne cherchez pas la bénédiction de la FIFA, que dis je l’homologation de la Fédération Supermaket de Havelange et de son successeur, le sinistre Blatter. Mais soyez persuadé que le cachet des amoureux du foot et de la musique indée floquera ce cd sur lequel nous croiserons avec plaisir Pastoral Division, Tahiti 80, Pokett ou encore Wilfried*. Ici le foot est tout aussi brocardé, raillé que vénéré, transcrivant en musique ce que le foot est avant tout…un jeu.

Pour finir je vais reprendre cette belle introduction que vous trouverez sur le cd « Le Foot c’est p’têtre un truc de beauf mais on s’en fout, dans « beauf » il y a « beau ». (avec en sus le « f » de « foot »). Je vous laisse j’ai plus qu’environ 12 coupes du Monde à vivre.