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Vous allez me dire, ouais encore une compilation en téléchargement libre et légal. Vous allez prétexter que votre disque dur externe de 2 To ne peut plus supporter un mp3 de plus, que c’est dommage mais que la vie est trop courte pour pouvoir tout écouter, et ensuite vous me quitterez en mettant votre casque relié à votre mp3 chargé jusque la tronche de musique de jeunes qui ne savent pas quoi écouter et qui s’alimentent de produit industrialisés (outch quelle intro) Ok, ok, je prends note pour les compilations ADA, mais là contrairement à votre cher Webzine derrière « La Souterraine » il y a un concept, un truc qui inévitablement donne une profondeur à la chose.

Aux manettes de cette compilation, deux des trois animateurs de Planet Claire. Pour ceux qui ne connaîtraient pas l’émission deux baffes et au lit. Pour les autres comme moi, Planet Claire c’est LE rendez vous du mercredi avant la ligue des champions, ou plutôt pour moi le Jeudi matin en podcast, m’aidant tout à la fois à supporter le mauvais temps picard, le temps de trajet, les retards SNCF, la sinistrose parisienne……

Après la baffe et le lit tu pourras revenir que je t’explique. Dans planet Claire si la musique indépendante est à l’honneur, c’est surtout la musique d’ici qui l’est, sans snobisme (oui Fauve avec le signe égal que je ne trouve pas sur mon Mac a même fait une session) juste le bon goût, le plaisir de faire découvrir et de prendre les chemins de traverses.

Alors l’idée de « La souterraine » devenait évidente, regrouper avec une périodicité non définie des titres de groupes français, chantant en français, et ce sans se limiter à la nouveauté. Après l’évidence restait la cohérence et celle ci s ‘imposer à nous comme la beauté spectrale de « Enfonce toi Dans le Ville » de Noir Boy George enooooorme découverte de l’émission Planet Claire. L’occasion de profiter du sublime nouveau titre de La Féline, « Adieu L’Enfance » qui n’est pas là de quitter votre playlist pas plus que le nouveau et excellent Marc Desse « Ma Fiancée », du dernier Julien Gasc. Que dire aussi de cette idée magique de ressortir des armoires Tara King th, ou Louisville qui nous aura fait dire à sa sortie « Tout fini en chanson, autour d’une peinte, dans un saloon, dans une twin peaks habité par Calexico, tout fini, sans vraiment se terminer, car la poésie et la musique, dansent ensemble à Louisville, oui à Louiseville, « Des champs, de l’eau, Chicago » ». Dix morceaux en français, pour un éventail qui aère d’un coup d’un seul un panorama parfois obstrué par un brouillard mainstream et franchouillard.

Je n’ai qu’un mot, c’est chouette.