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Alors que son capitaine, le guide musical du groupe quitte ce vaisseau amiral, Inutili donne à ses adorateurs une comète à queue longue et effilée. Pas question de poser une sonde sur la tête de celle ci. Les signaux d’une machine construite par l’homme ne pourraient pas être perceptible à leurs arrivés dans un ordinateur, ceux ci portant en eux un virus, une forme de psychédélisme lourd et pesant qui s’accroche à vous, sans qu’aucun geste ne puisse l’en déloger.

A peine nous étions remis de "Music to Watch the Clouds on a Sunny Day" sorti en début d’année, Inutili nous offre son back catalogue, ses titres qui seraient restés dans une malle si celle ci n’avait fini par céder sous les coups de boutoirs extatiques et furibards de nos cinq italiens. Pas une seconde de répits. Les musiciens doivent eux même finir par être spectateur de leur propre musique, tant celle ci semble dépasser les possibilités physiques d’un guitariste, même sur-entrainé. Il y a dans ces morceaux une recherche de chaos physique, aller au bout quitte à finir dans un dénuement tel que le moindre souffle est le produit d’un effort surhumain.

L’auditeur sortira tout aussi sonné à l’écoute de ces neuf morceaux dans lesquels des incantations semblent être portées, celles ci devant psalmodier comme au moyen âge, les conséquences du passage d’une comète au dessus de nos têtes. La fin d’un monde, après Inutili le chaos.




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