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En mixant l’efficacité d’un refrain choral qui reste en tête la journée entière (Rainig Friends), la nonchalance propre à cette nouvelle vague dopée à Mac Demarco et consorts et le rappel aux classiques, la pop suintant la drogue des années fin 60 début 70 (Lady Marmelade), le tout déclamé avec un accent frenchie assumé un brin précieux qui glisse sur la rondeur d’une basse parée à faire se déhancher langoureusement n’importe quel bassin encore en état, on obtient un cocktail qui, sur le papier, ressemble un peu à la production du rejeton de WW2Wercords. Mais un peu, seulement, car la musique que fabrique Inaniel Swimms semble se borner à ne rentrer dans aucune case, et c’est tant mieux. Cependant, le format très court de ce premier EP en solo est un pari risqué. Car si le petit quart d’heure que durent les quatre pistes mises bout à bout laisse, une fois écoulé, un sentiment de frustration au fond des oreilles (y voir-là un signe positif car c’est généralement à ce moment-là qu’on repart pour un tour et qu’on repasse au premier morceau, histoire de se reprendre une bonne dose), il y a aussi de fortes chances pour que cette petite sucrerie estivale nous laisse fort dépourvu, quand la bise sera venue. Gageons toutefois que l’indolence majestueuse dont on nous offre un aperçu ici saura trouver chaussure à son pied au travers d’un album, de quelques pistes égrainées tout au long de l’année sur un compte Soundcloud ou de je ne sais quelle forme d’expression, pourvu que cette belle tentative ne reste pas orpheline. Quoiqu’il en soit, quoiqu’il se passe ou non, en ne se basant que sur cet EP auquel il est difficile de reprocher quelque chose sans taper dans la mauvaise foi, l’on peut avancer sans trop se mouiller : ce gars-là nage dans le talent.




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