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Angers, patrie des Thugs, avec son club de foot qui fait dans les coups francs, devrait maintenant être aussi connue pour Daria, groupe qui depuis 10 ans nous propose un power rock intransigeant. Avec ce quatrième album enregistré en live sur un magnéto 16 pistes, Daria semble ne plus avoir à rougir face à ses influences américaines, et rougir serait un comble avec un ce titre, « Impossible Colours ».

Le son dense et puissant sans être démesuré en dit long sur la maitrise du groupe fort de son expérience. Dans les influences nous trouvons, les indispensables Girls Against Boys à Chokebore, et les plus discutables Foo Fighters et Pearl Jam. Elles sont ici savamment introduites, utilisées avec une palette sur laquelle les pinceaux du groupe viennent s’abreuver sans jamais tomber dans la copie.

Tout au long de ces 12 titres les moments de respiration se font rares (peut être sur le très beau Inner Dialogue), nous plongeant dans une forme d’apnée pendant laquelle nous perdrons parfois pied, le perroquet multicolor de la pochette faisant plus place à un oiseau de nuit qu’à l’oiseau du paradis sur terre. Mais c’est aussi ce qui au final séduit dans ce nouvel album de Daria, c’est l’absence de tentative de séduction, tentant de nous mettre le coup de grâce à chaque instant, même si « Empirical Dismay » serait une forme d’ouverture, une proposition pour l’avenir, comme savait si bien le faire les Thugs sur les derniers morceaux de ses albums, un titre comme un hymne à chanter avec un public rendu exsangue de bonheur, saoulé par les coups de boutoir d’une musique quasi héroïque, réfractaire aux sirènes de la séduction facile. Un bel oiseau coloré, mais au bec accrocheur et rigide.




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